PHYTOTHÉRAPIE
DÉFINITION
De phyto = plante et
therapia = thérapie, soins
HISTORIQUE
Le monde végétal a commencé à se différencier, il y a 2 milliards d'année!
L'homme ne remonte pas à plus de 4 millions d'année ! Et ce n'est que depuis 6
mille ans avant J.-C. qu'il a commencé à cultiver certaines plantes dont il
avait reconnu les vertus alimentaires. De quoi nous rendre modeste!
Les cultures grecques et romaines disparaissent peu à peu à partir du VIe
siècle. Au Moyen-âge, la médecine par les plantes se dégage difficilement de la
magie et de la sorcellerie vers lesquelles se dirigent les malades devant
l'inanité des efforts des médecins de ces temps. L'Orient (la Perse, l'Arabie et
Constantinople) et l'Occident (l'Europe) sont en communication constante et de
ces temps, nous viennent des noms toujours célèbres.
Ibn-Sina connu sous le nom d'Avicenne (980-1037) fût un prince de la médecine).
Il fût l'Hippocrate et l'Aristote de monde islamique. Ses ouvrages, le "livre
des sciences" et "le canon de la médecine en 5 volume" décrivent entre-autres
informations, 760 produits pharmaceutiques et d'innombrables formulations
galéniques. Le "canon de la médecine " était encore utilisé vers 1650 à
l'université de Montpellier ou Louvain.
La règle fondamentale d'Avicenne est que "le tout est plus grand que la somme
des parties". Ce qui signifie que l'action thérapeutique d'une plante entière
diffère de celle de ses principes actifs isolés. D'autre part, Avicenne
décrivait déjà cette médecine préventive qui a tant de mal à se faire une place
1000 ans plus tard.
En 1660, l'école de Salerne (Italie) édite le premier livre d'hygiène et de
santé par les plantes, intitulé "Le régime de santé de l'escole de Salerne".
Au début du XVIe siècle, le grand tournant est pris grâce au médecin suisse
Theophrastus Bombatus von Hohenheim (1493-1541) appelé Paracelse. Malgré son
penchant pour l'alchimie, il eut le mérite de rechercher un médicament
spécifique pour chaque maladie et de penser, sans employer le mot, à la notion
de principes actifs. Sa fameuse idée maîtresse est encore valable: "Tout remède
est un poison, aucun n'en est exempt. Tout est question de dosage".
Pour parvenir à son but, il a élaboré la célèbre théorie des signatures qui lie
les vertus de la plante à sa forme, sa couleur ou ses propriétés morphologiques.
L'oeuvre de Paracelse exerça une énorme influence durant les XVIe et XVIIe
siècles.
Plus près de nous, il faut rendre hommage à Henry Leclerc (1870-1955) qui
défendit les plantes médicinales à une époque ou on les chassait des facultés.
R.-M. Gatefossé (Aromathérapie, 1936), J. Valnet, P. Belaiche, et d'autres ont
accomplis un travail considérable. Toutefois l'action de ces pionniers n'aurait
pas été possible sans le "courant de pensée" favorable qui habite les esprits de
cette fin de siècle.
Les personnages ayant oeuvrés ou oeuvrant au développement de la phytothérapie
sont innombrables. Nous leur rendons hommage. Les citer tous nous prendrait trop
de temps.
LE MONDE DES PLANTES MÉDICINALES
Le monde végétal représente pour l'homme un accompagnement vivant et subtil de
sa propre histoire de vie. Au carrefour du froid et du chaud, de l'humidité et
du sec, de la lumière et de l'obscurité, du ciel et de la terre, sa présence
dans ses plus extrêmes limites définit et signale les territoires de l'humain.
Au rythme des saisons, il (le monde végétal) transforme sous nos yeux son décor
et nous entraîne dans cet inlassable et immuable cycle des années, toutes
semblables et différentes. Depuis toujours, l'homme et l'animal vivent en
symbiose avec le monde des plantes auquel ils ont tout demandé. Nourriture,
vêtements, abri, chaleur ou fraîcheur mais aussi ivresse, magie, sommeil,
guérison ou mort. La plante s'adresse à chacun de nos sens dans toute une gamme
de subtilités et de nuances. En réalité, elle fait partie intrinsèque de
l'histoire de l'humanité: il était donc normal qu'elle ait ou qu'elle joue
encore un rôle prépondérant dans les situations de maladies et de détresse.
Partout dans le monde, depuis toujours, des hommes et des femmes apprennent à
lire le discours cachés des fleurs
et des plantes et à en tirer le pouvoir de soigner voir de guérir. Le magique de
la plante, est de receler autant de pouvoirs sous des aspects souvent fragile.
Pensez à la puissance d'un élixir floral (action uniquement message) dans un cas
bien déterminé.
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Olea europea |
Nopal |
Hepatica triloba | Gingko biloba | Tussilago farfara |
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LA MÉDECINE PAR LES
PLANTES
Aucun peuple au monde
n'a pu faire l'économie de l'apport et de la participation du monde végétal au
savoir médical. Au fil des siècles et des civilisations, la plante s'est vu
reconnaître des pouvoirs réels ou supposés qui s'imbriquent complètement avec
l'histoire des maladies et des médecines. Des philtres ensorcelés aux recettes
populaires du monde entier, des ordonnances de la médecine traditionnelle
chinoise aux cérémonials des pratiques africaines, de Charlemagne et ses Jardins
de Plantes du Moyen-Âge (polycopié) aux secrets des forêts tropicales, des
" savoirs " de l’Égypte pharaonique ou du " Canon d'Avicenne " aux
phytothérapeutes scientifiques contemporains, c'est par milliers que se comptent
les plantes aux vertus médicinales. De tous les coins du monde, elles ont
toujours surgi et surgissent encore, inlassablement, mystérieusement
accompagnées d'une renommée qui laisse
espérer qu'elles apporteront de nouvelles
réponses aux maux dont nous souffrons. Espérons aussi que les déprédations
écologiques provoquées par l’appât du gain des industriels et les concentrations
urbaines modernes laisseront une petite place aux 300'000 plantes existant sur
la planète bleue. La médecine
par les plantes représente dans le monde une force
à la fois socioculturelle, médicale et économique.
La phytothérapie, un élément important de l'arsenal thérapeutique actuel. Il est
tout à fait certain que la médecine par les plantes (la phytothérapie et sa
branche "essentielle", l'aromathérapie) a représenté en Europe l'essentiel de
l'arsenal thérapeutique jusqu'à la fin du XIXe siècle, et jusqu'à la fin de la
deuxième guerre mondiale. A notre époque, dans une civilisation "hyperurbanisée"
où tant de citadins cherchent dans un retour à la nature, un dérivatif aux
exigences abusives et monotones d'un univers de béton et de bruits, la
découverte des vertus supplémentaires des plantes et de la Nature est un bonheur
non égalé. De la sympathie que peut suggérer en soi ce retour aux sources, se
pose le problème d'une assimilation dangereuse entre nature et innocuité. Les
amoureux de la nature risquent fort d'être déçus... ou bien malades s'ils ne
prennent garde aux multiples pièges tendus par la nature, et plus spécialement
par les plantes à vertu médicinales.
THÉRAPIE HARMONIEUSE
Malgré les progrès de
la chimie, les molécules de synthèse n'ont pas détrôné la phytothérapie ou
médecine par les plantes car le monde végétal offre des ressources inépuisables
de drogues (= plantes médicinales) dont les effets sont souvent mieux connus et
qui restent, de toute façon, en accord avec la programmation de nos mémoires
cellulaires.
Au plan du
matériel, la plante est un médicament orthomoléculaire (utilisant une molécule
"juste"). Le premier remède de la médecine chinoise n'est-il pas le bol de
soupe... Au plan de l’immatériel, la plante est une source alimentaire
énergétiques, remède dont la valeur sera d’autant plus grande que sa qualité
biologique est élevée.
Mais elle est plus encore. Tous ces principes actifs sont gérés par une eau
cellulaire, véritable transporteur et messager, non seulement des informations
des molécules, mais aussi des informations cosmiques. Les plantes nous
transmettent ainsi leurs messages d'harmonie et leur volonté de paix sur terre.
Cette
connaissance implique quelque responsabilité de respect et de reconnaissance
pour le Divin qui nous procure le monde végétal:
- Respecter la nature depuis le simple brin d'herbe à la plus rare des espèces
florales
- Préférer des plantes "en santé" donc provenant de l'agriculture biologique ou
sauvage à la place de celle qui proviennent de l'agriculture intensive, malades
des ajouts d'engrais et de produits agrochimiques
- Refuser les végétaux transgéniques, véritable pacte avec la maladie
- Ou d'autres selon votre choix.
Pour l'usage dans des indications précises, je vous renvoie au site www.nabio.ch dont l'adresse figure à la rubrique "liens" ou à ma consultation.